Coup de coeur
En 2010, le thème du premier TEDxBasqueCountry était « Dynamiques de Paix ». Pour faire le lien avec ce thème, nous avons voulu rendre hommage à un projet d’entreprise sociale qui apporte une aide dans des pays émergents et qui contribue à la compréhension et à la collaboration entre différentes populations. Soutenu par le Crédit Agricole des Pyrénées Gascogne.
« Agir sur les habitudes et les comportements des populations des PED
(Pays En Développement) pour que Lomé redevienne ‘Lomé la Belle’ »

Bio express :
David Chateau-Gaïtou, le togolais – expert en technologies nouvelles-, et Walter Gauvrit, le basque, cadre bancaire à Saint-Jean-de-Luz se sont rencontrés au Togo et ont créé l’Association ADDEL
C’est une histoire d’amitié qui est à l’origine de ce projet de recyclage des sachets plastiques en pavés de voirie et, en 2000 pour Walter, la rencontre d’un pays d’Afrique de l’ouest : le Togo. Mais sa capitale, surnommée depuis les années 80 « Lomé la Belle », est aujourd’hui affublée, par certains de ses habitants eux-mêmes, du sobriquet de « Lomé la poubelle ».Confrontés à la gravité de la situation, Walter et David ne peuvent se résigner à rester inactifs.
Ainsi, au Pays Basque, au travers de ses activités professionnelles, Walter entrevoit la possibilité de contribuer à solutionner le problème, en commençant par la création de l’association Aide au Développement Durable Economique Local (ADDEL), pour fédérer les bonnes intentions.
Sur place, au Togo, David a en charge de concrétiser leur initiative grâce à sa connaissance du terrain et son parcours professionnel dans les technologies nouvelles.
Synopsis
Un constat choquant
Des myriades de sachets plastiques utilisés comme emballage envahissent les paysages urbains des grandes villes africaines, et tout particulièrement dans la ville côtière de Lomé (TOGO). Ils représentent l’une des formes de pollution visible la plus prégnante, avec des conséquences catastrophiques sur l’environnement, la santé et l’économie touristique.
En effet, les sachets plastiques se retrouvent disséminés absolument partout ; jonchant le sol des rues, enfouis dans le sous-sol, encombrant les canalisations d’assainissement, souillant les plages puis emportés par les marées au large.
Les conséquences environnementales sont multiples : en bouchant les caniveaux et créant des retenues d’eau, les sachets plastiques occasionnent des dégâts importants au niveau des infrastructures d’assainissement ; en s’accumulant, ils diminuent la capacité d’absorption des sols et contribuent aux phénomènes d’inondations. Par un effet de dominos, les sachets plastiques entraînent une pollution des nappes phréatiques et un appauvrissement des sols.
Certains problèmes de santé publique découlent de ces conséquences environnementales; la prolifération des moustiques dans les eaux stagnantes favorise la propagation de la malaria, et des maladies telles que le choléra ou la fièvre typhoïde sont générées par l’insalubrité. Et quantité d’animaux terrestres et marins sont intoxiqués par l’ingestion des sachets plastiques.
L’origine de cette initiative
C’est une histoire d’amitié qui est à l’origine de ce projet de recyclage des sachets plastiques en pavés de voirie et, en 2000 pour Walter, la rencontre d’un pays d’Afrique de l’ouest : le Togo. Mais sa capitale, surnommée depuis les années 80 « Lomé la Belle », est aujourd’hui affublée, par certains de ses habitants eux-mêmes, du sobriquet de « Lomé la poubelle ».Confrontés à la gravité de la situation, Walter et David ne peuvent se résigner à rester inactifs.
Ainsi, au Pays Basque, au travers de ses activités professionnelles, Walter entrevoit la possibilité de contribuer à solutionner le problème, en commençant par la création de l’association Aide au Développement Durable Economique Local (ADDEL), pour fédérer les bonnes intentions.
Sur place, au Togo, David a en charge de concrétiser leur initiative grâce à sa connaissance du terrain et son parcours professionnel dans les technologies nouvelles.
Un procédé de fabrication techniquement approprié et réplicable
D’après une technique développée initialement au Tchad dès 1998, le procédé baptisé CERVALD, répondant aux normes européennes les plus exigeantes, a essaimé dans de nombreux pays de la Sous Région (Mali, Niger, Burkina Faso…) avec succès. Les sachets plastiques sont tout d’abord collectés, puis chauffés et mélangés avec du sable. Le mélange ainsi obtenu est ensuite coulé dans un moule et pressé afin d’obtenir le produit final, après refroidissement.
La liste des objets que l’on peut ainsi fabriquer est non exhaustive, mais pour tenir compte des contraintes en termes de faisabilité et répondre aux besoins spécifiques des problématiques d’aménagement du Togo, le choix se porte sur les pavés de voirie.
Les points forts de cette démarche
La gestion raisonnée des déchets, et notamment l’instauration du tri sélectif, représentent, en termes de Santé Publique et de lutte contre la prolifération de nombreuses maladies, un progrès certain.
La démarche a aussi un impact sur la réduction des fumées toxiques liées aux incinérations non contrôlées, responsables de certaines maladies pulmonaires et dermatologiques.
La fabrication de pavés à base de déchets plastique recyclés est précisément en phase avec la politique actuelle de réaménagement de l’espace urbain togolais, dans le cadre plus global d’un programme de décentralisation, parrainé notamment par l’UE.
Une action solidaire d’une dimension particulière
Outre le ramassage systématique des sachets plastique qui génère une activité rémunérée pour une partie de la population désœuvrée des centres-villes, leur recyclage fournit également du travail à une main d’œuvre locale, tant à la fabrication qu’à la pose.
Cela permet également de dispenser une formation technique à des individus en mesure de reproduire le procédé à leur tour, sans aucunes limites géographiques.
Cette initiative représente donc un outil économique avantageux et socialement responsable à la disposition des populations locales. Elle contribue aussi à modifier en profondeur la perception des déchets, qui représentent maintenant une nouvelle ressource valorisable.
A terme, cette action solidaire va agir durablement sur les habitudes et les comportements des populations des PED (Pays En Développement), en accord avec les impératifs de lutte pour la protection de l’Environnement.



